Culpabilité…ou pas!

Quand on est enceinte, on se frotte inévitablement à tout un tas de conseils plus ou moins avisés, plus ou moins académiques, plus ou moins obligatoires…Il y a souvent notre instinct de maman qui nous dit quoi faire, surtout quand c’est le deuxième bébé mais reste quand même un petit parcours du combattant à mener si on ne veut pas se faire (trop) marcher sur les pieds. Quelques exemples de situations vécues.

1) ne jamais boire d’alcool pendant la grossesse sous peine de voir naitre un enfant dégénéré/avec trouble du comportement/défiguré… Je ne pourrais pas démentir car ça m’a tellement foutu la frousse que je n’ai effectivement pas ingurgité une goutte d’alcool ou quoi que ce soit d’autre lors de mes deux grossesses, y compris malgré les incitations des proches qui ne voient jamais où est le mal à se faire du bien (oui, mais ils n’ont pas de bébé dans le ventre, eux et donc aucun risque qu’on leur reproche après la naissance!!!)

2) L’allaitement ou les bibs? A chaque fois, j’ai choisi l’allaitement. Pas par culpabilité mais bien parce que je suis convaincue que c’est le lait maternel est de loin meilleur que les ersatz fabriqués en pots. Mais bon, à chaque fois, ça n’a pas marché… Je pense que je n’étais pas assez motivée quand même entre dormir et donner le sein toutes les deux heures. Car oui, quand on donne le bib, on dort vraiment beaucoup plus, ne serait-ce que parce que n’importe qui peut prendre le relais… Alors à la maternité quand elles m’ont dit vous êtes sure que vous voulez arrêter parce que vous allez culpabiliser après … Mon sang n’a fait qu’un tour et je leur ai dit que je ne culpabiliserai jamais de voir mon bébé repus et sa mere reposée en échange d’un bébé qui hurle de faim devant mes seins endoloris et tous secs, et une maman épuisée. La puer n’a plus rien dit et elle m’a ramené un biberon. En entrant dans la chambre elle m’a quand même sorti : je ne comprends pas pourquoi vous avez voulu allaiter pour arreter au bout de deux jours… J’ai dit “c’est comme ça”! (Laisse c’est pas grave, tu comprendras un jour si t’as un gamin…)

3) A la mater, on nous a dit : plus besoin de stériliser, sauf la première fois après l’achat. Sur le coup j’ai pensé “chouette! Moins de boulot!” Puis après je suis rentrée chez moi. J’ai tout bien nettoyé puis stérilisé puis seulement nettoyer. Et là je me suis dit : merde ça se trouve je suis en train de l’empoisonner (surement une fois où ses selles étaient plus molle qu’à l’accoutumée…). Que fait-on dans ces cas là? On fonce sur internet et on regarde les milliers d’articles, de forums, de recommandations et on lit tout et son contraire. Quant à savoir quel est le risque réel encouru en cas de non stérilisation des bibs, je n’ai pas trouvé un article clair et précis. En gros, si ton bébé ne tombe pas malade, on te dira qu’effectivement, la stérilisation c’est une pratique désuette mais si ton bébé choppe un truc chacun saura te reprocher de ne pas avoir pris 12 minutes par jour pour protéger bébé des bactéries qui, c’est pourtant évident, sont présentes sur chaque centimètre carré du plan de travail de ta cuisine.

Je peux aussi développer sur “quoi?tu as dormi avec bébé dans tes bras???” “quoi?tu ne lui donnes un bain que tous les deux jours ?” (oui , je sais c’est la loose, je suis TRooooooop fatiguée!!!) Mais je vais profiter du temps qu’il me reste pour me reposer un peu avant le prochain bib ;)

Morfalou

Voici le petit surnom que nous donnons à Alice, qui est déjà accro au bib. La puer de la maternité m’avait bien dit que nous atteindrions les 90g à la fin du mois. Problème : elle a 15 jours et elle tète déjà ses 100g… J’ai su depuis le 6eme mois de grossesse qu’Alice serait une morfale car je n’avais jamais eu aussi faim de ma vie , et  tout le temps. Et bien je ne m’étais pas trompée! Du coup la nuit elle dort parfois 5/6 heures  d’affilée, ce qui est TRèS chouette…(elle a stocké d’énormes provisions dans chacune de ses joues et dans ses trois plis de menton!!!)

Et comme demain c’est la saint Valentin, la photo “thématique coeur” s’imposait!

ça caille!

Parfois, je sors de chez moi, mais je rentre bien vite. J’ai voulu vérifier que ce que j’entends en boucle à la radio, à la télé est bien réel. Moi qui contemple le monde extérieur de derrière les carreaux, bien au chaud avec mon bébé.

Alors ce matin j’ai amené Louise à l’école. Dans la voiture y avait marqué : -13 °. Ca m’a donné froid. Louise m’a dit : “ça caille!” et après n’a plus ouvert la bouche du trajet… Le froid avait dû la paralyser, car ça n’arrive jamais!

En arrivant à l’école je suis tout de suite allée voir le maître pour lui dire que je ne souhaitais pas que Louise mette son doudou dans le panier avec les autres mais directement dans son lit de sieste. Le monsieur a opiné, en comprenant bien mon argument qu’avec un bébé à la maison, le mieux était de ne pas faire dormir Doudou dans un nid à microbes. Il faut dire qu’hier on a eu deux infos pas très rassurantes sur les épidémies à l’école : coqueluche et gale! Nous voici revenus 50  ans en arrière…

Alors Alice et moi, on reste au chaud et on prépare les faire-parts que vous recevrez bientôt!

Grande et petite

J’aime cette photo pleine de douceur et Louise qui était tellement fière de tenir sa petite soeur dans les bras. C’est maintenant que je me rends compte à quel point elle a grandi et tout le chemin qu’elle a parcouru…

Ici les journées se suivent mais ne se ressemblent pas encore, on n’a pas vraiment le temps de se poser même si certains moments sont plus calmes que d’autres. Je ne me souvenais plus de ce que c’était de se lever toute la nuit pour préparer les bibs et attendre patiemment que bébé retrouve le sommeil pour pouvoir replonger dans les bras de Morphée.

Ce soir je suis un peu épuisée, un peu” à fleur de peau” mais demain sera un nouveau jour…

Naissance d’une merveille

Ca y est petite Alice est née samedi 28 janvier à 8h15. Nous sommes partis à la maternité vers 5 heures du matin et 3 heures plus tard nous l’accueillions parmi nous. Hier je suis rentrée à la maison et depuis le temps passe très vite! Le temps de vider l’appareil dans l’ordi et je reviens vous donner quelques nouvelles!

En attendant une petite vidéo playmobil que j’ai trouvée bien sympa (découverte sur le blog de Mariaba), qui reste bien dans le sujet!

Dans le cadre du festival Telerama, j”ai vu un film que j’avais râté à sa sortie en salle : La guerre est déclarée.Il est des films qu’il vaut mieux éviter de voir étant enceinte sur le point d’accoucher, et celui-ci doit en faire partie (je les collectionne avec un heureux événement, Twilight et surtout Contagion).

La guerre est déclarée est un film bien fait et j’ai trouvé le jeu des acteurs et l’histoire d’amour entre les deux très réussie. Par contre je n’ai pas réussi à accroché sur le volet familial (quand même 95% du film) et combat contre le cancer. Je n’ai pas réussi à savoir si je suis restée à distance à cause de mon état ou si simplement je ne suis pas rentrée dedans. Tous les ingrédients y sont pourtant pour émouvoir ou vibrer, ressentir les choses en même temps que ces parents qui pourraient fort bien être nous. Mais l’alchimie n’a pas opéré.

 

Dans le mode rattrapage des films que j’ai loupés en 2011, j’ai aussi vu Melancholia de Lars Von Trier. Film en deux parties sur deux soeurs qui vont affronter ensemble rien moins que la fin du monde. Encore une fois (je suis difficile je sais), je n’ai pas été vraiment charmée par ce film un peu (beaucoup) longuet qui manque clairement de quelques liens qui relieraient la première partie à la deuxième. J’ai beaucoup aimé le personnage de Kirsten Dunst qui joue le rôle d’une dépressive plus que crédible, j’ai adoré l’ambiance du film et l’esthétique(j’adore l’image où elle est morte dans la rivière, un tableau que j’ai vu  pour la première fois sur la couverture de Hamlet,représentant le suicide d’Ophélie du peintre John Everett Millais).
Il manque à mon sens un scénario digne d’intérêt ; je n’accroche jamais trop sur le côté apocalypse/ catastrophe/ planètes dans les films.

 

Créations maison #1

Etre en congé maternité, c’est aussi trouver le temps de faire des choses qu’on avait complètement abandonnées. Ainsi, je n’avais quasiment pas touché à ma machine depuis la naissance de Louise. Cet été j’ai eu envie de m’offrir une bonne machine à coudre, en me disant que cela m’inciterait peut être à faire des travaux couture un peu mieux finis et un peu plus élaborés.
Cela m’a permis de constater qu’effectivement, coudre avec une machine décente est beaucoup plus facile qu’avec une zouille de supermarché. Ceci dit la zouille de supermarché m’a au moins permis de me faire la main et d’apprendre à monter/démonter 300 fois la machine, de me familiariser avec tout le côté caché du mécanisme qui,heureusement, ne change pas grandement d’une machine à l’autre.

Finalement, ma nouvelle machine est :
- plus souple au niveau des points, plus “maniable”
- plus sensible au niveau de la pédale donc plus précise
- plus facile d’utilisation car plus simple (chemin d’enfilage du fil, enfilage automatique de l’aiguille)
De plus, elle permet de coudre ensemble de grosses épaisseurs de tissus, ce que je ne pouvais pas du tout faire avec ma machine précédente.

Bien sûr, je ne suis pas en train de dire que je suis devenue une pro de la couture, loin s’en faut,  mais j’ai au moins évolué en posant dernièrement fermetures éclairs et en cousant des boutonnières, sur les derniers ouvrages réalisés.

coffret ma petite fabrique de doudousEnfin j’ai réalisé que le plus important quand on débute c’est de pouvoir se fier à un bon patron d’une part et d’autre part de bien choisir ses tissus. Les tracés préparatoires sont vraiment importants et quand on débute on a tendance à avoir envie d’assembler très vite pour voir ce que ça va donner. Le meilleur patron (le plus détaillé et explicite que j’ai eu jusqu’à maintenant est dans le livre Ma petite fabrique de doudous qui fait partie d’un coffret, fournissant les tissus pour créer le “doudou pingouin”.Doudou pingouin (1)

Voici quelques réalisations du mois de janvier :

Rond comme un ballon aussi gonflé qu’un potiron…

Toujours là, nous attendons fébrilement notre départ pour le grand moment…C’est un moment très particulier que nous vivons, aucun indice quant à la date d’accouchement, un unique repère : la date butoir du 8 février.

Pourtant, j’ai senti maintes choses se modifier à l’intérieur, les nuits se font beaucoup moins douces, les positions beaucoup moins variées, les mouvements plus lents. Monter dans la baignoire, descendre de voiture, mettre ses chaussures ne sont plus des gestes élémentaires pour moi!

D’un autre côté ce temps suspendu où je suis chez moi, sans prep, sans corrections, sans Louise qui est à l’école, est un temps que j’apprécie tout particulièrement… Je redécouvre le plaisir d’une vie sans contraintes et (presque) sans horaires.

C’est un peu comme le calme avant la tempête!

My new pillow book

Comme une nouvelle vie va commencer pour nous, j’ai eu envie de créer un nouvel espace…

Un espace sans pub parce que j’en ai une overdose, un espace ouvert à tous parce que j’y ai pris goût, un espace pour ma famille et mes amis parce qu’on est loin ou parce qu’on n’a pas toujours le temps.

Autant de bonnes raisons de continuer à bloguer.

Autant de bonnes raisons de venir ici aussi souvent que j’en ai envie, sans contraintes et sans objectif!

En espérant que le chemin sera aussi agréable que dans ma vie rêvée des anges et que ces nouvelles divagations nous apporteront autant de lumière et de bonheur que dans le passé!

CHEERS!

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