Quand je me suis enfin décidée à aller au ciné, j’ai été un peu déçue de voir qu’en gros j’avais le choix entre arrête de pleurer pénélope, et cosmopolis, le dernier Cronenberg. Pas vraiment envie de voir un film girly avec mauvaises critiques et pas envie non plus d’un film trop barré… Mais envie de ciné alors j’ai finalement opté pour Cosmopolis, choisi un peu aussi parce que Robeeeert faisait partie des têtes d’affiche et que rien que pour voir sa belle gueule, ça valait le coup.

Le résultat est mitigé. Un peu trop fatiguée après ma journée d’école pour aller voir un film où il faut réfléchir (les discussions sur la fin du capitalisme et sur la société en général dans la Limou sont super intéressantes mais il faut suivre…)
La scène finale est très longue et n’apporte pas grand chose au film je pense, j’ai trouvé qu’il perdait tout son charme au moment où il rencontre son meurtrier.

Sinon j’ai bien aimé sa manière de montrer le vide de nos vies, la transparence d’une belle plastique (sa nana) VS la suavité de Juliette Binoche. Matthieu Almaric fait une apparition décalée en chef des rebelles et le directeur du FMI se fait attaquer en direct, le monde s’écroule à l’extérieur pendant que dans la Limousine rien ne bouge, comme dans un cocon. Dans ce cocon on discute beaucoup, on baise, on boit, on reçoit sa visite médicale quotidienne et on suit aussi en direct l’effondrement du capital de Rob… Petit à petit on se rend compte que ce personnage, sur qui tout sembler glisser jusque là, cet homme pétri de certitudes et obnubilé par sa sécurité, va rompre avec son univers imaginaire de perfection, lâcher prise jusqu’à se mutiler et désirer mourir.

C’est un film qui emmène loin mais qu’il est difficile d’aimer parce qu’il nous résiste, nous spectateurs qui sommes plutôt habitués ces derniers temps à avaler du prémâché pas forcément sur des sujets aussi brûlants.

Voilà, mais même après tout ce que j’ai pu en dire, je ne sais toujours pas si j’ai aimé…

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